Mon départ pour la Chine


Dans ces phrases, Jehenne nous explique ce qu’elle a découvert à la suite de son départ pour la Chine. Elle travaille actuellement là-bas comme spécialiste en ressources humaines dans le secteur international.
 

Qui êtes-vous ?

Quelles étaient vos motivations pour partir ?

Je suis partie à Shanghai la première fois, pour rejoindre mon compagnon qui avait trouvé une opportunité en tant que traducteur. C’était même la première fois que je me rendais en Asie, avec une très faible connaissance de cette culture. Tout était nouveau pour moi.J’y suis restée un mois, en tant que touriste, et j’ai directement adoré ! De retour en Belgique, je ne pensais qu’à une chose, y retourner !

 

Votre expérience

Quelles ont été les difficultés rencontrées ? 

Arrivée sur place, la première difficulté que j’ai rencontrée fut le problème de la langue. En effet, même si cette ville est très internationale, encore la majorité des chinois ne parlent pas ou très peu l’anglais. On m’avait expliqué toutes sorte de choses, comme le fait qu’il fallait faire très attention à ce qu’on mangeait, qu’il fallait vérifier que les bouteilles d’eau étaient bien fermées avant de les acheter, car le risque de tomber sur des mauvais aliments ou de l’eau non potable était très courant. Je ne savais pas quoi manger, ni à qui demander, le choc culturel était grand. Après une semaine, je me suis rendue compte que tout cela n’étaient qu’en grande partie que des préjugés et je ne suis jamais tombée malade !

Une autre difficulté fut de comprendre les différentes étapes des procédures administratives, alors que le personnel ne parlait pas anglais.

 

Qu’avez vous appris ou découvert sur le pays et sa culture ?

Quand je suis revenue à Shanghai, j’ai d’abord suivi des cours à l’université, comprenant l’Histoire de la Chine, les traditions et coutumes, sa relation avec les autres pays. Cela m’a beaucoup ouvert les yeux sur une culture, vieille de plus de 1000 ans, dont je n’avais que de vague notion, et qui est si différente de la nôtre. J’ai pris aussi des cours de langue, où j’apprends encore, jusqu’à ce jour, à lire, et parler, mais aussi à écrire tous ces complexes caractères! Apprendre la langue, c’est faire tomber les barrières entre nous et les chinois, qui, pour la plupart, se font une joie de discuter avec les étrangers. C’est en apprenant la langue, que j’ai vraiment commencé à me sentir à l’aise et à vraiment profiter de mon séjour.

 

Qu’avez vous appris à travers la vie en entreprise ?

J’ai ensuite commencer à travailler en entreprise, en tant que coordinatrice des ressources internationales dans une société de traduction. Mon travail consiste à recruter des traducteurs indépendants, venant du monde entier, pour une centaine de langues dont certaines m’étaient jusqu’alors inconnues. La société est à moitié chinoise, à moitié internationale, mais je travaille principalement avec les chinois. La première chose qui m’a frappé, à nouveau, fut le problème de la langue. En effet, le travail réalisé doit être quasi totalement en anglais, mais ils osent très peu s’exprimer et le communication est parfois difficile. Ils n’osent pas venir nous poser des questions, car ils sont aussi très timides avec les étrangers. Leur manière de travailler est aussi très différente, et des choses qui me paraissent aujourd’hui logique, ne le sont pas pour eux. Je suis sans cesse remise en question, et j’apprends à m’adapter à un mode de travail parfois complètement à l’opposé de mes méthodes.

 

Les leçons

Quelles leçons tirez vous sur vous même ?

Ce que j’ai appris, et ce que je continue d’apprendre, c’est l’ouverture d’esprit. Ne pas juger une méthode parce que je pense que la mienne, celle que j’ai toujours apprises, est la meilleure. Nous avons chacun une culture qui nous est propre, et une manière de penser, qui peut être différente, sans pour autant qu’elle soit bonne ou mauvaise.

 

Qu’est ce qui vous semble le plus important de cette expérience ?

Le plus plus important dans cette expérience, c’est de s’ouvrir à l’autre, d’essayer de comprendre plutôt que de juger, se rendre compte des différences, des points de vue, et de voir qu’une société peut prospérer en partageant des valeurs différentes de la nôtre.

Conclusion

Quel message aimeriez vous faire passer à un futur recruteur ?

Une capacité d’adaptation et d’ouverture d’esprit grâce à mon expérience dans une culture complètement différente de la mienne. Petite anecdote, pour illustrer ces propos : un dimanche, je me baladais dans un parc lorsque j’ai vu des centaines de personnes assises, un parapluie devant eux, dont certains avaient des conversations animées avec d’autres chinois. Je pensais d’abord qu’ils voulaient vendre les parapluies, ce que je trouvais plutôt curieux en plein été. Puis j’ai compris que sur les parapluie était accroché le “CV” du fils ou de la fille du propriétaire du parapluie. C’était en fait un site de rencontre pour les enfants (adultes et qui travaillent) de ces parents qui essayaient de leur trouver un compagnon ou une campagne. J’étais au départ choquée que des parents, puissent comme cela “négocier” des rencontres pour leurs enfants. Et puis, j’en ai parlé à des chinois, qui m’ont donné un autre point de vue : et si cela était pour rendre service à leur enfants, qui n’ont pas le temps de s’occuper de leur vie privée à cause de leur travail? Car selon eux, il n’y a aucune obligation de mariage qui s’ensuit. Cette réflexion m’a permis de remettre en question mon jugement, et de comprendre que je manquais à cet instant, des éléments pour comprendre ce phénomène, que je ne comprendrai peut-être jamais complètement car je ne suis pas chinoise, mais que ma curiosité et mes questions peuvent m’éclairer, plutôt que mon jugement basé sur des valeurs européennes.

 

 

Jehenne Klaï


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